
Une fiction pour rassembler les vivants et les morts est une acrylique sur toile de 40 x 40 pouces (100 x 100 cm), réalisée en 2025 par l’artiste Muriel Cayet. C’est une œuvre qui représente bien l’artiste qui est auteure, artiste peintre et art-thérapeute. Elle a été choisie comme l’oeuvre-maîtresse de l’exposition « Refuges Saltimbanques ».
Le port de pêche, très présent dans cette exposition, est représentatif. Il est très symbolique. Il évoque un lieu de pêche et de repos, bien sûr, mais aussi, d’un point de vue psychanalytique une sorte d’anamnèse. Pêcher amène à l’extraction des éléments de l’inconscient, non par une exploration directe et rationnelle, mais en laissant jouer les forces spontanées et en cueillant leurs résultats fortuits. L’inconscient est ici comparé à cette étendue d’eau où sont enfermées les richesses que l’anamnèse et l’analyse ramèneront à la surface, comme le pêcheur des poissons dans ses filets. De nombreuses peintures de Muriel Cayet évoquent ces ports de pêche aux eaux tranquilles sous un ciel bleu. D’ailleurs le bleu est la couleur dominante de cette exposition. Elle est la plus profonde des couleurs. Le regard s’y enfonce sans jamais rencontrer d’obstacle et s’y perd à l’infini. C’est une couleur immatérielle et, dans la nature, on la perçoit habituellement transparente. Le bleu est la plus froide des couleurs et, dans sa valeur absolue, la plus pure. Elle est assurément symbolique. Elle évoque l’espace autant physique qu’intérieur. Les mouvements et les sons, comme les formes, disparaissent dans le bleu, s’y noient, s’y évanouissent, s’y déplacent comme les oiseaux dans le ciel. Le bleu est le chemin de l’infinitude. Il est la couleur de la rêverie et quand il s’assombrit, il devient celle du rêve. La nuit succédant tout naturellement au jour. L’exposition « Refuges Saltimbanques » n’évoque pas un refuge physique, mais un état intérieur: la mer comme horizon mental, la répétition des ports comme un rituel de liberté, la peinture comme geste quotidien nécessaire à l’équilibre intérieur, etc.
Une fiction pour rassembler les vivants et les morts rassemble la terre et le ciel, la terre et la mer, la mer et le ciel. Elle ouvre un refuge pour le regard, une respiration visuelle, une pause dans un monde trop rapide. Elle est un lieu de passage silencieux, un espace où l’on peut s’arrêter, un paysage qui accueillent ceux qui sont entre deux chemins.
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Refuges Saltimbanques, l’exposition de Muriel Cayet qui se tient du 1er mars 2026 au 28 février 2027 au Musée d’art contemporain VR3D (MACVR3D)
























