Pierre Bureau, à découvrir

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Né à Sherbrooke en 1952, Pierre Bureau découvre le pastel en 1976. L’année de ses 24 ans est marquée par l’aboutissement d’une longue recherche amorcée, plusieurs années auparavant, sur le médium parfait, celui qui serait capable de rendre palpable sa fascination pour le ciel. C’est en produisant des décors d’un film d’animation qu’il a découvert le pastel sec. A la fin de son Baccalauréat en arts visuels (arts plastiques), à l’Université Laval, le pastel sec se révèle à lui comme le médium idéal. Cette découverte va changer sa vie artistique.

De 1976 à 1984, il enseigne les arts plastiques dans une école secondaire à Chibougamau, sa ville d’adoption. C’est d’ailleurs à cet endroit qu’il expose pour la première fois ses « colorfields » en 1978.

Cette période fut ponctuée de deux années de recherche, d’abord à Trois-Rivières en 1978-1979 puis, à Caen, en France, en 1982-1983. La première période de recherche lui permet d’exposer à Sherbrooke, à Drummondville et à Trois-Rivières et, la seconde, lui permet de découvrir de nouveaux horizons artistiques et culturels mais, surtout, une nouvelle lumière. En 1980, il présente une exposition majeure de 45 oeuvres à L’espace virtuel du Centre socioculturel de Chicoutimi. En avril 1983, il présente, aux côtés d’autres artistes, le fruit de sa recherche au Château de Torigni-sur-Vire, situé en Basse-Normandie. En 1984, il participe au Salon des métiers d’arts du Saguenay-Lac-St-Jean où il obtient sa première reconnaissance: un troisième prix pour la section « arts visuels » du Salon.

Ses « colorfields » se transforment au profit d’un monde plus imaginaire marqué par une texture et par des mélanges de lumière et de couleurs. 1984-1990 est une autre période dans son dessin. Deux grandes expositions l’attendent: l’une au Centre socioculturel de Chicoutimi en mars 1990 et l’autre au Centre National d’Exposition de Jonquière en janvier et février 1991. Dès ses débuts, Pierre Bureau a exposé à de nombreuses reprises à l’Hôtel de Ville et à la Bibliothèque municipale de Chibougamau. Dans ses illustres collectionneurs, plusieurs personnalités politiques telles que: les honorables Madame Lucienne Robillard et Monsieur Lucien Bouchard – très connus sur la scène politique québécoise.

En 1996, Pierre Bureau, en tant que pastelliste et astronome amateur, met son ingéniosité et ses connaissances scientifiques au profit de la création. C’est une œuvre unique au monde: un planétarium mobile dans lequel trois-quatre personnes peuvent admirer une magnifique simulation du ciel nordique. Les étoiles brillantes et les constellations apparaissent et disparaissent comme par magie. Il a séduit, jusqu’à ce jour, plus de 8 mille visiteurs des quatre coins du Québec. Pour Pierre Burean, l’astronomie devient une source d’inspiration. On remarque d’ailleurs dans ses sujets plusieurs nébuleuses. L’abstraction révèle, à l’instar des images montrées par le télescope Hubble, un univers qui va bien au-delà de celui appréhendé par les scientifiques. La beauté, l’originalité et la diversité se retrouvent dans son trait de pastel. L’acrylique rejoint le pastel pour les textures. Chaque oeuvre de l’artiste devient donc une aventure cosmique où le temps, l’espace et les formes primitives sont représentés.

En 2007, l’artiste devient membre de la Société »Pastel Sec de l’Est du Canada » (PSEC) et du « Cercle des Artistes peintres et sculpteurs du Québec » (CAPSQ). Trois de ses oeuvres au pastel sec ont été portées à l’honneur. En 2007, il reçoit une médaille d’or au Gala International du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec. En 2008 et en 2009, une médaille d’argent. Les distinctions se succèdent. À son troisième symposium, en 2009, il reçoit le Grand Prix du Jury au Symposium de Val-Jalbert et, en 2010, c’est une mention d’honneur qu’il récolte. En 2010, à sa deuxième participation au Symposium Arts et Beautés de la Nature, au Domaine de Maizerets de Québec, il obtient le Grand prix du Jury. Son art est maintenant largement reconnu. L’artiste est également membre de l’Académie Internationale des Beaux-Arts du Québec. En 2013, il rejoint finalement le « Collectif International d’Artistes ArtZoom » (CIAAZ) où d’autres cieux célestes s’ouvriront, dès cette même année, à commencer par des expositions d’envergure internationale.

C’est en créant des décors d’un film d’animation, à la toute fin de son cours universitaire en arts visuels, à l’université Laval de Québec, que Pierre Bureau a découvert le pastel sec. Le ciel, les nuages et toutes les atmosphères lumineuses l’attiraient depuis son enfance. Le ciel et son immensité a toujours été une source de contemplation. En 1976, il trouve le pastel sec, médium parfait pour créer des champs de couleurs évoquant la lumière solaire filtrée par les nuages. Pendant les dix premières années de cette découverte, »mes « colorfields » se sont paysagés puis je les ai fait « exploser » pour recréer des univers plus particuliers où la lumière est toujours reine et maîtresse de la couleur ». Les textures visuelles se rajoutent par l’emploi de quelques taches d’acrylique donnant libre cours à l’imagination. »La mémoire amplifiant les couleurs et l’effet, je m’en sers pour rendre le charme d’un souvenir… d’un moment spécial ». Chez Pierre Bureau la figuration devient plus un support à l’atmosphère. L’objet demeurant anecdotique.

Que ce soit un paysage, une nébuleuse ou un sujet plus abstrait, ils tiennent tous de l’imaginaire au service de la lumière, de la texture et/ou de la couleur. « Tout est en évolution. Les récentes photographies du télescope spatial Hubble ont inspiré la réalisation de certains de mes pastels des années 2000. Plusieurs dessins ont eu comme « point d’ignition » ces nébuleuses proto-stellaires où la liberté et la fluidité des formes et des couleurs, pouvant être observée dans tous les sens, laissent place à l’imaginaire du rêveur « qui voit des bonhommes dans les nuages » ». Le public se laisse porter par l’imaginaire devant chaque dessin qui est une fenêtre ouvrant sur un monde figuratif ou abstrait, ou encore, semi-abstrait. Les frontières sont minces, l’imagination est reine.

La créativité de l’artiste ne se limite pas qu’au pastel. Pierre Bureau a créé un planétarium portatif, avec des effets visuels saisissants. C’est un concept unique au monde « et je suis très fier de l’animer depuis plus de 16 ans ».

La Genèse est à réécrire car, pour l’artiste, la recherche prend naissance, il y a plusieurs milliards d’années, quand le Ciel rêva de la Terre, de la matière et de la conscience. Pierre Bureau présente sa démarche d’une façon beaucoup plus métaphysique que religieuse. « Alors les nuages se brouillèrent de lumières. Mon esprit s’ouvrit comme une vallée à la lumière prenant forme ». Devant l’immensité qui nous rappelle à quel point nous ne sommes petits, l’être se tient, observant le ciel et souriant aux étoiles. L’artiste crée de nouvelles nébuleuses pastellisées comme au temps où la matière rêvait de la conscience.

On le retrouvera à l’Internation’ART du 28 mars au 4 juin 2013 à la Bibliothèque Georges-Henri-Lévesque, située au 829 boul. Saint-Joseph à Roberval, Québec (Canada). Il sera présent lors du vernissage du vendredi 5 avril 2013 dès 17 heures pour accueillir le public aux côtés d’autres artistes qui présenteront leurs oeuvres lors de cet événement international.

SON DOSSIER D’ARTISTE SUR INTERNET: www.artzoom.org/pierrebureau